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Interview - Rome

L'interview par les fans enfin en ligne
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Interview - Brussels Derby Pixies

Après les avoir suivies durant deux entraînements, Hell Hina vous propose une interview de cette équipe de roller derby très prometteuse.
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Interview - Life Decay

Rencontre avec un groupe français à la fois secret et professionnel, dont la musique envoûtante est tout bonnement inclassable.
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Interview - Benzaie

Des jeux vidéos underground aux films, en passant par des clips de métal loufoques...on ne compte plus le nombre de reviews de cette première recrue de TGWTG. Hell Hina a eu l'honneur d'interviewer Benzaie sur ses derniers projets.
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Hell Hina 3.0

Pour ses 4 ans, Hell Hina s'offre une refonte complète du webzine et prévoit plusieurs nouveautés niveau du contenu.
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Interview - Matt Elliott

L'entretien le plus long jamais réalisé sur le webzine : Matt Elliott (The Third Eye Foundation) a conversé avec nous pendant plus d'une heure !
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Live Report - Vader

Avec une vidéo d'une chanson inédite extraite de leur prochain album !
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Ultra Vomit - Interview

Et je vous invite à jeter un oeil au site d'Ultra Vomit réalisé par un fan !
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Nidle - Interview


1°) Peux-tu nous faire une rapide présentation de toi ?

NIDLE : compositeur et producteur indépendant, Paris, France.

http://www.nidlemusic.com

2°) Tu prépares un disque avec des artistes venus des quatre coins du monde : Comment les as-tu rencontrés ?

Principalement via myspace qui au-delà d’être une vitrine pour les artistes est un puissant outil pour faire des connections « de travail » à travers le monde ; également via des connaissances suite à des déplacements à l’étranger.

La phase de recherche afin de trouver les bons artistes a été relativement longue ! Bien que myspace compte environ 250 millions de profils, il n’est pas évident de trouver les bons collaborateurs sachant allier réactivité, professionnalisme, implication et talent…En effet, il fallait que les featurings soit auteur et interprète et pour les plus lointains qu’ils aient la capacité d’enregistrer leur voix dans des conditions professionnelles afin de me renvoyer leur partie de voix accapela.

Au final, j’ai réuni 12 invités du monde entier (Brésil, Italie, Suède, France, Colombie, Espagne, Portugal, Australie, Indonésie, Sénégal). Tout ces featurings possèdent un véritable univers et ont déjà une expérience de la scène, enregistré des mixtapes ou album dans leurs pays respectifs.

3°) Etait-ce important pour toi qu'ils viennent de différents pays, s'agit-il d'un concept album autour des voyages ?

Avant toute chose, j’ai souhaité à travers ce disque concilier les deux valeurs qui me sont les plus chères : la découverte et compréhension des différentes cultures, des différents langages et modes d’expression et ce qui m’anime au quotidien : la Musique…sous toutes ses formes.

J’ai volontairement travaillé avec des artistes de différents pays pour chaque morceau, c’est le concept et le positionnement de l’album. Ainsi, j’ai travaillé avec des rappeurs Colombiens et Sénégalais, une chanteuse de jazz Suédoise, une chanteuse « dancefloor » du Brésil…la liste est aussi longue que diversifiée.

Mais tu as raison, au final, il s‘agit d’une véritable invitation au voyage et à la découverte du monde puisque les textes sont interprétés en anglais, français, portugais, wolof, suédois et espagnol.

4°) Face aux artistes électro et autres dj qui sont de plus en plus nombreux à utiliser des samples, tu mets un poing d'honneur à composer toi-même les morceaux. Comment se passe la composition d'un instru de Nidle ? Tu enregistres tes instruments ou bien tu te sers de logiciels ?

Effectivement, le travail à base de sample « existant » permet à plein d’artistes de créer de la musique rapidement. Cela permet également d’éviter pas mal de problème d’ordre techniques notamment relatif à l’acquisition du son ! Pour ma part, je trouve cela un peu frustrant car on occulte le côté créatif pour se concentrer sur l’aspect exécutif. Cela reste néanmoins une bonne école peu contraignante et nécessitant peu de moyens.

J’ai eu l’opportunité de passer quelques années au conservatoire (où j’apprenais la flûte traversière) puis j’ai toujours eu des instruments à portée de main (piano, guitare, percussions…) ; le travail de compositions et de recherche des sons est ainsi pour moi naturel et essentiel.

Généralement, la composition d’un morceau commence par la reproduction au clavier de l’air que j’ai en tête. Par exemple, pour le morceau « Il est temps… » j’ai commencé par la mélodie au piano, pour « Peace of mind » (feat Sofie Sörman) les nappes de synthé ou encore la ligne de basse sur « O linda »… Ensuite, il faut savoir où l’on veut emmener le morceau (long, court/ rapide, lent/ambiance…) car tout cela va déterminer les instruments et rythmes à utiliser ou non.

Une fois la mélodie principale enregistrée, je travaille assez rapidement sur le beat (batteries/percus) avant d’y revenir ultérieurement plus longuement. Ensuite, c’est la phase de recherche des petits gimmicks et du son adéquat qui va faire la différence (la règle de base étant de rester simple et de choisir Le bon son ;) . Ensuite pour la construction de « l’environnement sonore », j’ai une affection particulière pour les sons de cordes et de flûte.

Une fois l’acquisition faite, tous les sons sont édités sous Mac. A mes débuts, je travaillais à l’aide d’une station audionumérique Yamaha AW 2816 et je me suis mis tardivement à l’informatique mais c’est indéniablement un véritable gain de temps. En plus, cela permet de tester plein de choses très rapidement (effets, mixage…).

5°) Concernant les textes, est-ce que ce sont les chanteurs et chanteuses qui les écrivent ? Peux-tu distinguer des thèmes récurrents ?

J’ai souhaité réaliser un disque universel délivrant un message de tolérance et mêlant des interprétations vocales écliptiques à des productions variées mais cohérentes. J’ai sélectionné les artistes avec qui je voulais travailler, nous nous sommes entendus sur un morceau puis j’ai communiqué des directions sur le thème, la couleur musicale que je souhaitais…Ensuite carte blanche et tous les featurings ont écrit leur texte.

Tous les thèmes abordés ont un caractère « humain » en opposition au côté « bling bling » si présent aujourd’hui. Par exemple, la Firma, nous décrit la lutte quotidienne du peuple colombiens, Anyta (Espagne) nous expose sa vision du monde ainsi que ses dérives. Sur le titre SF, la voix de Federica Cammarota s’entrecroise de celle d’un SDF Américain racontant l’histoire de sa vie, de ses conditions de détention. Ce sample de voix a été enregistré à San Francisco (USA) lors d’une manifestation dénonçant les conditions de détention des prisonniers du camp de Guantanamo. Dama Bete, originaire du Mozambique (qui vient de sortir son 1er album chez Universal) nous expose sa vision des problèmes sociaux de son pays d’adoption, le Portugal.

On retrouve cependant deux titres plus légers tels que Deixa Eu Andar (feat Sandra d’Angelo) et O Linda.

6°) Quelles sont tes influences niveau musique ? A quoi peut-on s'attendre concernant les prochains titres de AneWorld ?

J’ai eu une éducation plutôt classique puis passage par le métal, le hip hop, trip hop, le jazz, la soul, les musiques traditionnelles indiennes, africaines, brésiliennes…très éclectique au final ! AneWorld traverse les univers trip hop, hip hop et lounge bref ça sonne « musique urbaine » comme on dit aujourd

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