Manger du Saumon n’est pas sans risque pour notre Santé

C’est le produit vedette des fêtes de fin d’année, il représente aussi parfois un met gourmet dans la restauration des grands chefs étoilés.

Le saumon est apprécié de tous ou presque à la fois pour ses qualités gustatives, et aussi pour son intérêt anti-cholestérol avec ses acides en oméga 3.

De plus, découpé en tranches il reste plus ou moins abordable pour toutes les bourses.

La Norvège est leader du marché international avec près de 60% de la production mondiale. Ce pays s’adresse principalement aux français, premiers importateurs mondiaux de saumon et qui consomment 70% de la production scandinave. Soit 2.5 kg par an par personne en France.

Un marché mondial juteux pour la Norvège de 2.3 milliards d’euros par an réparti sur quelques 650 fermes localisées dans des fjords.

délices de saumon

Une dégustation qui n'est pas sans risque pour ce saumon appétissant

Aujourd’hui 99% des saumons de l’Atlantique proviennent de l’aquaculture, dont la production a été multipliée par 300 depuis 1980, et surtout avec une accélération par 2 de son élevage lors des dix dernières années en Norvège, grâce aux techniques de croissance comme la sélection génétique. Le saumon (dit sauvage) pêché en mer devient de fait de plus en plus rare. Sa chair est moins rose et donc moins attrayante pour le consommateur.

Arrivés à maturité en seulement trois ans avec un poids avoisinant les 5kg, les saumons sont couvés dans des fermes d’élevage en pleine mer, qui peuvent en contenir jusqu’à 800 000 unités dans une douzaine de bassins, délimités par des filets pour éviter les évasions fréquentes (environ 10% de la production).

Son alimentation est à base principalement de farine de poisson (54% constitués de poissons sauvages non exploitables commercialement), d’huile végétale (30%) et de pigments pour donner la couleur rosée du saumon.

Selon Greenpeace il faut 4kg de poissons sauvages pour faire croitre 1kg de saumon d’élevage. Cette alimentation sous forme de granulés représente plus de 50% du coùt de l’exploitation du saumon. Plus de 800 000 tonnes sont produites chaque année.

Présenté comme cela, ce “mini dépliant” vantant les mérites de ce prodigieux poisson ne permet pas plus au consommateur de savoir ce qu’il retrouve dans son assiette.

Et c’est bien là toute la difficulté pour lui face à une machine agro alimentaire très puissante et influente (comme à Bruxelles) , surtout lorsqu’elle représente le fleuron de son industrie comme pour ce qui concerne la Norvège.

Car c’est bien de produits industriels qu’il faut parler. D’ailleurs en Norvège on appelle le saumon : “le poulet de la mer” ! Cela évoque malheureusement bien l’élevage en batterie et toute sa dérive industrielle et commerciale.

Alors le saumon dans ces conditions, bon ou pas bon pour la santé ?

Pour s’en faire une idée plus précise et objective, il faut savoir que ce poisson est spécialement bien chargé en pesticides, PCB, métaux lourds et autres polluants toxiques (il n’est pas seul dans ce cas il faut bien l’admettre). Cependant vu notre consommation importante, il serait judicieux de mieux appréhender sa production. Voici donc quelques éléments à charge.

saumon d'élevage

L'élevage intensif du saumon dans les fermes aquacoles

Dans un documentaire assez récent diffusé en Juin 2010 sur la chaine France 3, des journalistes de l’émission “pièces à conviction” s’étaient inquiétés de constater la présence de pesticides de type vétérinaires tels que le diflubenzuron et teflubenzuron dans l’élevage du Saumon, au grand dam du ministre français d’alors de l’agriculture.

Le diflubenzuron est un puissant insecticide qui vient combattre le pou de mer, un parasite naturel qui se fixe sur la peau des saumons.

Réponse rassurante du ministère norvégien sur les inquiétudes françaises, qui reconnait quand même l’emploi occasionnel de ces pesticides conformément aux directives européennes, doublés de contrôles fréquents, affirme t-il, ne présentant pas de danger pour la santé  .

Il faut savoir que le diflubenzuron est considéré par l’agence américaine EPA, comme un produit dangereux pouvant se métaboliser chez l’animal en parachloraniline (PCA) qui induit le cancer chez l’animal. Dans l’émission de France 3, on s’aperçoit qu’après administration de ce pesticide seul le saumon survit à la différence de toutes autres espèces marines proches des bassins d’élevages. D’autre part, selon l’université d’Oxford le PCA serait très toxique par inhalation, ingestion ou pénétration dans la peau agissant comme un cancérogène humain !

Le saumon n’est pas seul employeur de ce pesticide, par exemple la pomme en regorge (c’est le fruit avec le raisin et la pêche les plus chargé en pesticides).

Quel impact alors sur la santé ?

Il faut croire que cela n’émeut pas beaucoup nos dirigeants de la commission européenne, qui ont tout simplement généralement rehaussé pour nombre de substances chimiques comme le diflubenzuron, la limite maximales en résidus (LMR) afin de s’aligner sur une politique commune aux autres nations de la CEE. Pour la pomme donc, on se retrouve dans ce nouveau système de calcul, avec un risque 14 fois supérieur aux valeurs seuils de l’EFSA (autorité européenne de sécurité alimentaire). Le lobbying industriel est passé par là…

Et ce qui vaut pour la pomme vaut aussi pour le saumon !

Tous ces calculs sont donc plus arbitraires que scientifiques (cf article sur les additifs ici ) et engagent à une certaine méfiance.

Une méfiance qui sera renforcée après l’étude de l’association Générations futures qui a recensé en Décembre 2010, la présence de 34 résidus de pesticides et de dioxine dans une seule tranche de saumon (voir Le Parisien du 12.12.2010). Ainsi les industriels profitent bien d’une législation très mal adaptée, surtout en matière d’additifs.

Nos doutes et nos inquiétudes peuvent être renforcés à la suite d’une autre émission toujours diffusée sur France 3 en Février 2011 “manger peut-il nuire à notre santé”et qui traite des produits toxiques dans le saumon comme les PCB (dits aussi pyralènes qui sont des dérivés pétrochimiques non biodégradables restant près de 2000 ans dans la nature et agissant comme de véritables poisons, ou autres déchets industriels rejetés dans les rivières et océans), métaux lourds ou dioxines. Dans une ferme piscicole, on nous explique aussi comment obtenir chimiquement avec des colorants la couleur chair idéale pour le consommateur lambda.

chutes de saumon

Rien ne se perd dans le saumon, les chutes sont réindustrialisées ailleurs

La chaine industrielle du saumon permet même de réemployer des chutes de saumon (queues, têtes, colliers et arrêtes) jugées impropres à la consommation en tranche, et envoyées en Ukraine ou en Chine pour une réutilisation dans les plats cuisinés que l’on retrouve ensuite dans nos assiettes, sans aucun pouvoir de traçabilité de ce produit réindustrialisé, avec une quantité d’additifs ou conservateurs ajoutés.

De plus les poissons sauvages qui servent de nourriture pour le saumon ne sont pas pas non plus épargnés par les substances chimiques qu’ils accumulent lors de leurs propres festins maritimes. Et plus le poisson est gros plus il accumule de mauvaises substances, comme les PCB et les innombrables billes de plastiques qui pullulent dans les océans. Tous cela on le retrouve aussi dans notre alimentation. Et le saumon est bien servi dans ce cas précis.

Sans parler de l’éthoxyquine additif artificiel qui pénètre le cortex, et élargit le coeur et le foie du poisson avec des effets inconnus sur l’humain.

Ou bien encore le caractère volontairement assez gras du saumon en raison de son élevage précoce et intensif, qui est nocif en grande quantité pour pour notre alimentation.

Du coté environnemental on oubliera pas de souligner la grosse pollution engendrée par les fermes piscicoles avec les rejets alimentaires et les déjections des saumons lors de leurs élevages intensifs. La encore cela se retrouve dans les mers.

En 25 ans les cancers ont doublé, avec des risques accrus chez l’enfant, il existe aussi une progression importante de l’obésité facteurs de nombreux cancers, un développement important du diabète et d’une grande quantité d’allergies, et autres maladies chroniques, la malbouffe a sa grande dose de responsabilité face à ce triste résultat.

Certes la dose absorbée reste dans une certaine mesure faible, mais la multiplicité, l’accumulation et la convergence entre chaque produits chimiques à commencer par le saumon, reste une menace pour notre santé encore jamais évaluée par nos experts. Le but est donc de limiter le plus possible cette menace et cette addition de substances chimiques présentes dans nos produits industriels.

Alors que nous mangions majoritairement naturellement bio au vingtième siècle sans vraiment faire attention, la dérive industrielle actuelle nous force à y retourner et surtout redoubler notre vigilance sur l’industrie agro alimentaire qui a encore beaucoup d’effort à accomplir pour enfin devenir peut-être vertueuse.

Pour une information plus approfondie sur l’agriculture, je vous conseille ce livre qui nous fait part des systèmes aberrants dans lesquels nous vivons et met en évidence les problèmes écologiques et de santé publique de cette industrie.


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