Catégorie : Livres d’art

Samourais

Les Samouraïs de A à Z

Pendant 700 ans environ, les samouraïs ont dominé la société japonaise. Si bien des aspects de la vie de ces hommes armés demeurent sans réponse, on sait que le terme lui-même apparaît pour la première fois dans un document de la période Heian. Dès leur apparition, ce furent des guerriers professionnels. « Au début du XIe siècle, les familles de samouraïs influentes furent appelées à la cour de Kyoto pour assurer la sécurité des propriétés de l’empereur et des nobles. Le mot « samouraï » vient de « saburau » qui signifie « au service d’un noble » », explique Mitsuo Kure dans ce livre qui évoque cette classe de soldats en détaillant leurs armures, leurs codes et valeurs, les clans, leur organisation, la place accordée aux femmes dans cet univers guerrier, etc.
Avec ses nombreux dessins, estampes, cartes et photos, ce livre rend compte de façon très détaillée de l’histoire des samouraïs, de leurs complots et de leur rôle dans l’unification du Japon.

« Samouraïs » de Kure Mitsuo, éditions Philippe Picquier, 25 €.



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Warai, l’humour dans l’art japonais

Une exposition et un colloque sur l’humour dans l’art japonais (de la préhistoire au XIXe siècle) sont programmés pour octobre 2012 à la Maison de la culture du Japon à Paris.
Il existe une culture du rire propre au Japon que l’on pourra découvrir du 3 octobre au 15 décembre, en visitant l’exposition prévue au 101 du Quai Branly (15e).
Un colloque accompagnera l’ouverture de l’exposition, le 3 octobre à 18 heures. Les intervenants : le conseiller scientifique de l’exposition Yûji Yamashita, le commissaire de l’exposition Mami Hirose, l’écrivain Francis Marmande. François Lachaud, directeur d’études à l’école française d’Extrême-Orient sera le modérateur de ce rendez-vous culturel.


La représentation du rire est très ancienne, ici VIe s.


Colloque ouvert à tous, traduction simultanée en français et en japonais. Grande salle de la Maison de la culture du Japon.
Exposition du 3 octobre au 15 décembre 2012. Du mardi au samedi de 12 heures à 19 heures, nocturne le jeudi jusqu’à 20 heures. Catalogue de l’exposition en vente sur place. Renseignements : 01-44-37-95-00.



Dentelle

Quand la mode ne tient qu’à un fil

Les éditions d’art Somogy s’apprêtent à publier un livre sur la dentelle.
Un très beau livre de 200 pages coédité avec le musée de Normandie. Région qui a bâti sa réputation sur les productions d’Alençon, de Caen et de Bayeux.
Tous les points (d’Alençon, Chantilly, d’Argentan…) utilisés pour orner les plus beaux vêtements et accessoires sont évoqués dans ce livre, à travers l’histoire d’une région, celle des cours européennes, et aussi l’évolution des codes vestimentaires.


Ce livre vient accompagner une exposition qui va se dérouler au musée de Normandie, du 30 juin au 4 novembre. Livre à paraître le 27 juin 2012.


« Dentelle, quand la mode ne tient qu’à un fil », sous la direction d’Alice Gandin et Julie Romain. 29 €.



Arbres-q

Le prix Redouté récompense une encyclopédie sur les arbres

Le Prix Redouté 2012 – qui récompense un livre sur l’art des jardins – a été décerné à Hugh Johnson pour son livre « Arbres », une encyclopédie des éditions Delachaux et Niestlé. Prix remis samedi 2 juin au château du Lude, au cours de la 19e Fête des jardiniers.
Cette année, pour la première fois, a été lancé un prix du public. Quelque 220 personnes ont voté et c’est le très bel album « Ecorces » avec ses photographies magnifiques qui a reçu ce prix. Livre de Cédric Pollet (éditions Ulmer). Il a également reçu le prix spécial coup de coeur des membres du jury du prix Redouté.
A noter la présence d’un roman dans la sélection finale : « Le Jardin perdu » de Jorn de Precy (Actes Sud). Le jury lui a donné le prix littéraire Redouté.

Marie-Anne Chazel et le roman « Le Jardin perdu ».
L’actrice est membre du jury du prix Redouté depuis sa création.


Misia

Un livre sur Misia et les Années folles à paraître mi-juin

Misia au piano, par Toulouse-Lautrec.

Misia Godebska (1872-1950), figure incontournable de la vie artistique française, de la Belle Epoque aux Années folles, constitue le sujet d’un ouvrage publié par les éditions Gallimard en coédition avec le musée d’Orsay. Il sera en librairie à partir du 14 juin. 
Ce livre-catalogue accompagnera une exposition pluridisciplinaire, qui présentera des portraits de Misia (qui posa pour Bonnard, Vuillard, Vallotton, Renoir…) et de son entourage, ainsi que des documents et témoignages d’artistes contemporains illustrant le foisonnement de la création au temps de Misia, celle qui fut la « Reine de Paris ».
Misia se maria trois fois ; la denière, ce fut avec le peintre mondain José Maria Sert.


Ouvrage collectif. Exposition Misia, du 11 juin au 9 septembre 2012 au musée d’Orsay, Paris. 35 €.



Les amateurs de livres dédiés à l’art des jardins, invités à voter pour le Prix Redouté

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Renseignements : château du Lude (72) : 02-43-94-60-09.
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Fête des jardiniers,  les 2 et 3 juin 2012 au château du Lude.


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Comp’art !

de Sandrine Andrews, Oskar jeunesse, collection Les Chercheurs d’art. 48 pages. 18,50 €. Dès 7-8 ans.





Le principe de l’album : mettre des oeuvres en vis à vis de façon à ouvrir le regard du lecteur, l’inviter à comparer pour mieux entrer dans le monde de l’art avec des repères et des images plein la tête. C’est ainsi que l’on découvre une estampe d’Hokusaï à côté d’un portrait de Roy Lichtenstein, qu’une nature morte de Floris Van Schooten côtoie un tableau de René Magritte, que Le Cirque de Seurat précède The Brass family de Calder. A chaque fois, sont mis en avant des points communs, des différences, sont donnés quelques détails et proposés des jeux d’observation et des devinettes. 
Ludique, comme la plupart des livres jeunesse traitant du monde de l’art, celui-ci offre une belle mise en page permettant de surprendre le lecteur et un choix de couleurs qui différencie et souligne bien les univers de chaque double page.



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Comment parler de Leonard de Vinci aux enfants ?

de Sandrine Fillipetti, Le Baron perché, 13 €.



Cette monographie s’adresse aux adultes et de façon indirecte aux enfants, cible réelle de cette collection. Léonard de Vinci, c’est le génie, le mystère, l’artiste aux multiples talents. Sandrine Fillipetti – auteur de biographies d’écrivains (Stendhal, Gallimard, 2009 ; Victor Hugo, Gallimard, 2011) et d’anthologies littéraires – donne des repères essentiels sur la vie du génie de la Renaissance italienne avant d’aborder son oeuvre à travers une sélection de ses réalisations. Ce petit ouvrage donne en 80 pages de nombreuses informations permettant d’aborder un univers artistique atypique. Destiné aux adultes, il permettra à ce public d’évoquer le grand Léonard devant des enfants. Ces derniers auront ainsi des clés pour aborder le monde anticonformiste léonardien. Univers fabuleux d’un artiste curieux de tout, qui élaborait de vastes projets, noircissait de nombreux carnets et avait pour devise : « Hostinato rigore », « obstinée rigueur ».


« La simplicité est la sophistication suprême », Léonard de Vinci.


Vieville

Balthus et le portrait

de Camille Viéville, Flammarion, 60 €.


 « Un érotisme grave au service d’une réflexion sur le deuil de l’insouciance. » 



Approcher l’intime, entremêler le monde réel à celui du fantasme, élaborer des mises en scène…c’est à un jeu subtil que se prête Bathus, lorsqu’il peint des portraits. En 1935, l’artiste déclare : « J’ai moi, une conception très précise et très spéciale du portrait qui a cessé d’exister depuis plus de cinquante ans – et pourtant quoi de plus émouvant que la représentation de la figure humaine ! Eh bien je réhabilite le portrait, je le lave de la boue dans laquelle pendant si longtemps l’ont traîné ces affreux, ces ignobles, ces ignorants, grotesques et grossiers personnages représentant la peinture, cette chose dégoûtante, et je la remets à l’honneur. Enfin on peut bien le dire sans passer pour spécialement vantard, je suis aujourd’hui le SEUL, très exactement, qui soit capable de faire un portrait – Vive le King of Cats ! ». C’est un Balthus plein de morgue qui s’exprime ici, mais qui révèle bien son attachement au portrait, auquel il insuffle une âme et donne un pouvoir mystérieux. Tout en s’inspirant de maîtres majeurs – comme Piero della Francesca ou Poussin – et aussi d’une certaine imagerie populaire, l’artiste se distingue par l’emphase des poses et réussit à créer son propre style. Camille Viéville, l’auteur de ce livre bien illustré – avec une fine sélection de tableaux – permet d’entrevoir les sources d’inspiration de Bathus, son cheminement créatif et nous fait parcourir l’histoire de l’art des XIXe et XXe siècles (avec toujours le portrait comme sujet d’étude). L’auteur montre aussi combien les portraits de Balthus s’inscrivent dans un dialogue entre l’art et la littérature.



art

L’Art pour comprendre le monde

de Véronique Antoine-Andersen, Actes sud junior. 21 €. Dès 10-12 ans.

On retrouve en librairie « L’Art pour comprendre le monde » de Véronique Antoine-Andersen, réédité pour cette fin d’année. Un livre destiné à accompagner les jeunes lecteurs dans leur découverte du monde de l’art. A quoi servent les créations artistiques – qu’il s’agisse de peintures préhistoriques, de portraits funéraires, d’icônes, d’estampes, de sculptures, d’installations d’art contemporain…-, pourquoi sont-elles « nécessaires », que nous apportent-elles ? L’auteur donne des pistes de réflexion en proposant aux lecteurs de cheminer au milieu d’une sélection d’oeuvres issues du patrimoine mondial. Et quelle sélection ! Portrait de jeune femme du Fayoum, Vierge au chancelier Rolin de Van Eyck, Marchand Kaufmann de Hans Holbein, Flamand rose d’Audubon, Descente de Croix de Van Der Weyden…A chaque fois, il y a des indications qui permettent à l’auteur d’évoquer différents aspects de la création comme les liens qui unissent l’art au quotidien, à la religion, la puissance, la découverte du monde, l’histoire, la mémoire, les souvenirs, les émotions…Avec cet album, ce n’est pas vraiment une analyse d’oeuvres d’art qui est proposée mais plutôt une évocation des objectifs de la création artistique.