Catégorie : Littérature étrangère

roman irlandais

Le monde, cet étrange mélange de choses

Kelsha, est loin de tout. C’est là, dans une petite ferme que vivent Annie Dunne et sa cousine Sarah. Deux femmes vieillissantes dans un petit coin d’Irlande. « Ces temps-ci, en fin de journée, je vais de moins en moins vite, comme une vieille horloge », confie Annie, la narratrice. Mais voilà que son neveu vient lui confier ses deux enfants, le temps de trouver du travail à Londres. Pour lui et sa femme. Annie et Sarah vont devoir modifier un peu leur quotidien pour vivre avec ces « deux petits êtres aussi vigoureux que des machines à vapeur. » Il y a aussi Billy Kerr, l’ouvrier des Dunne de Feddin, qui vient perturber la vie de la ferme. Jeux d’enfants, innocence, peur et culpabilité se croisent dans cet univers emprunt de solitude. Un récit porté par la voix de Sebastian Barry, véritable poète.

« Annie Dune », de Sebastian Barry, Ed. Joëlle Losfeld. 22,50 €.



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Le prix Kourouma 2015 attribué à un jeune écrivain sénégalais

L’écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr a reçu le 1er mai le prix Ahmadou Kourouma 2015 pour son livre « Terre ceinte » (éditions Présence africaine).
Le lauréat est un jeune écrivain âgé de 24 ans ; 3Terre ceinte » est son 1er roman. Le prix dédié à la mémoire de l’écrivain ivoirien Ahmadou Jourouma a été remis lors du Salon africain du livre, de la presse et de la culture à Genève, en présence de l’auteur et du président du jury Jacques Chevrier.
« Terre ceinte » plonge le lecteur dans l’univers d’une ville sahélienne, désormais sous la coupe d’islamistes, qui font régner la terreur.

A lire également une nouvelle primée du jeune écrivain : http://www.alliance-francophone.org/v2/spip.php?article489



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Animaux et littérature : des livres, des listes

Babelio a la bonne idée de lancer un nouveau challenge de listes pour cet été, sur le thème des animaux.
Une bonne occasion pour se replonger dans sa bibliothèque, d’effectuer des recherches et relire quelques titres et d’en découvrir de nouveaux.
Chaque lecteur peut proposer une liste ou plusieurs…
www.babelio.com



Des bibliopuces à Laval au mois d’avril

L’association Lecture en Tête (53) organise un vide-grenier du livre d’occasion le dimanche 20 avril, de 11 heures à 18 heures, place des Acacias (place du marché – cathédrale).
Inscriptions avant le 10 avril au 02 43 53 11 90.

Tarifs : 2 € pour les particuliers, 5 € pour les professionnels.



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Une soirée « littérature et journalisme » à Laval

L’association Lecture en tête (Mayenne) propose une soirée littérature et journalisme avec la revue XXI, jeudi 13 février, à 20 h 30, à Laval.
Patrick de Saint-Exupéry, cofondateur de la revue XXI, et un auteur phare de celle-ci seront présents pour évoquer les liens étroits entre le journalisme et la littérature, depuis les débuts de la presse.

La rencontre sera animée par Virginia Bart, auteur en résidence en Mayenne.

Rencontre libre et gratuite : Médiapole, Café du parvis, Laval, jeudi 13 février, 20 h 30.



Argentine

L’Argentine au Salon du livre

Les lettres argentines seront à l’honneur, lors du Salon du livre de Paris 2014, du 21 au 24 mars.

Voici la liste des auteurs invités :

Laura Alcoba (Roman), Selva Almada (Roman), Leandro Ávalos Blacha (Roman), Silvia Baron Supervielle (Poésie), Vicente Battista (Roman), Diana Bellessi (Poésie), Liliana Bodoc (Jeunesse), Arnaldo Calveyra (Poésie), Oliverio Coelho (Roman), Pablo de Santis (Roman), Alicia Dujovne Ortiz (Roman), Luisa Futoransky (Poésie), Fernanda García Lao (Roman), Inès Garland (Jeunesse), Mempo Giardinelli (Roman), Mario Goloboff (Roman), Martín Kohan (Roman), Alberto Manguel (Essai), Guillermo Martínez (Essai), Tununa Mercado (Récit), José Muñoz (Bande dessinée), Elsa Osorio (Roman), Ricardo Piglia (Roman), Claudia Piñeiro (Roman), Lucía Puenzo (Roman), Quino (Bande dessinée), Guillermo Saccomanno (Roman), Samanta Schweblin (Nouvelles), Ana María Shua (Roman), Damián Tabarovsky (Roman).



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Une fratrie meurtrie

Nouveau roman intense de Roopa Farooki, « Les choses comme je les vois » nous entraîne aux côtés d’une fratrie meurtrie. Il y a d’un côté Lila, la jeune fille révoltée, et de l’autre Asif le jeune homme sage qui s’occupe de sa soeur Yasmine, atteinte du syndrome d’Asperger. Ils sont orphelins, ce qui entraîne des situations lourdes et délicates, où se mêlent des questions de responsabilité, de solidarité, de culpabilité, de division et de rancoeur.

Avec beaucoup de justesse, l’auteure évoque la complexité des situations vécues par chacun. Lila a quitté le foyer pour se libérer des charges familiales, mais s’en veut énormément. Elle subit ses souffrances et ses contradictions jusque dans son corps. Asif essaie de tenir le difficile rôle du garçon sage, du protecteur : il veille sur Yasmine, sa jeune soeur autiste et n’a que peu de temps pour lui. Quant à Yasmine, nous la découvrons à travers un portrait très sensible. Roopa Farooki excelle dans la description de personnages, en les traitant tous avec un grand respect, quels que soient leurs défauts, leurs faiblesses et leur personnalité.
Une écriture limpide pour plonger dans les méandres de la vie familiale.
« Les choses comme je les vois », de Roopa Farooki, éditions Gaïa, traduit de l’anglais par Jérémy Oriol. Mai 2013. 23 €.



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Sonietchka, la paisible lectrice d’Oulitskaïa

Paru en 1992, « Sonietchka » traduit et publié en France en 1996 (Gallimard), est un court roman, qui nous offre de subtils portraits féminins. De la paisible Sonia à sa fille, la libre Tania, en passant par Jasia, amie de celle-ci, on plonge dans l’univers russe des privations, des maisons inhospitalières, des petits arrangements et des vies modestes. Tirée de sa solitude et de ses longues journées à lire, par Robert Victorovitch, un artiste-peintre plus âgé qu’elle, Sonia ouvre sans hésiter son coeur en grand à cet homme qui voit en elle la possibilité d’être heureux. Démarre alors une relation d’amour et d’amitié, qui va transformer les personnages eux-mêmes. Reconnaissante de tout ce bonheur, Sonia restera la fidèle compagne de Robert, même lorsque celui-ci tombera amoureux  de Jasia, l’amie de sa fille.

Généreuse et dévouée, Sonia est l’élément stable de cette histoire, celle qui s’adapte aux pires changements. A la fin de sa vie, elle retrouvera tout simplement le chemin salvateur de la lecture.
Ludmila Oulitskaïa porte un regard bienveillant sur tous ses personnages, nous invite à lire ce qui se passe dans leur tête, avec l’élégance de quelqu’un qui ne juge pas.
« Sonietchka », Ludmila Oulitskaïa, roman traduit du russe par Sophie Benech. Editions Gallimard, collection Du monde entier. 1996. Existe aussi en format poche (Folio).



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Toulouse prépare son 9e Marathon des mots

Du 27 au 30 juin, Toulouse accueillera la 9e édition du Marathon des mots, créé en 2005 par Olivier Poivre d’Arvor. Elle aura pour thème les « Gens de Buenos Aires » avec plusieurs temps forts autour de Jorge Luis Borges, Alfredo Arias…
Lectures, rencontres, forums…A noter une rencontre avec Laurent Gaudé le 27 juin, à 17 heures, et puis aussi une soirée fictions de Borges avec le comédien Daniel Mesguish le 27 juin à 21 h 30.
Tous les renseignements auprès des organisateurs au 05 61 99 64 01



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Charles Dantzig raconte les chefs d’oeuvre

Voici la réflexion d’un passionné qui nous passionne et nous entraîne au plus près des chefs d’oeuvre. Charles Dantzig nous rappelle que la lecture n’est pas un acte banal et que ce n’est pas la quantité de lecteurs qui fait le chef d’oeuvre. Persuadé que la littérature change le monde, qu’un bon roman peut revivifier toute la littérature, que le chef d’oeuvre représente « une rupture dans la monotonie de l’utile », Charles Dantzig nous remet en mémoire l’importance du livre, et surtout de celui qui est admirable. En citant une quantité de titres, Charles Dantzig nous invite à refaire un tour dans les rayons de livres pour y emprunter quelques ouvrages anciens ou actuels. Il ne faudrait pas croire que les chefs d’oeuvre sont forcément d’une autre époque. Le discours de Charles Dantzig est fort positif et joyeux. Très vivifiant.

Mardi 21 mai, Charles Dantzig sera au Centre national du livre, pour une rencontre avec les lecteurs.  A 19 h 30, Hôtel d’Avejan, Paris 7e.